Informations sur l’évènement
Monsieur Ely De Travieso, président, et Monsieur Jean-Michel PECORINI, vice-président de l’Observatoire du dialogue social, ont tenu le 25 mars 2019 une conférence de presse dans les locaux de l’UD13 - Direccte Paca - en présence des représentants de chacun des organismes qui le composent.
Les missions de l’Observatoire et plus particulièrement son action dans la mise en place des CSE (Comité Economique et Social) ont été présentées à cette occasion par la diffusion d’une plaquette d’information.
La Provence dans son supplément économie du 26 mars 2019 rappelle l’intérêt majeur de cette instance dans l’entreprise.
Le CSE doit obligatoirement être mis en place au 31 décembre 2019 au plus tard, dans les entreprises comptant au moins 11 salariés.
Et l’enjeu est d’importance : "Il faut que l’employeur joue le jeu et respecte l’instance", estime Alain Comba de FO. "On le sait les entreprises où il existe un vrai dialogue social sont plus compétitives que les autres", assure Jean-Jacques Noizat. Un argument pour convaincre les patrons de l’intérêt d’un CSE ? "La loi prévoit un cadre mais deux possibilités ; un scénario catastrophe avec une situation d’affrontement, manichéenne, et un autre avec une nouvelle façon de concevoir le dialogue. Il faut être sûr que l’effet secondaire ne soit pas pire que le principe actif !", résumait Olivier Gineste, le directeur général de l’UPE13... "C’est une transformation sociale de l’entreprise ; le salarié est au même niveau que le patron et ils réfléchissent ensemble dans l’intérêt de l’entreprise", estime Ely de Travieso. Plus prudent, Alain Comba préférait attendre les premiers bilans des CSE en place, avant de proposer les ajustements nécessaires.}
La mise en place des CSE apparaît comme une transformation fondamentale dans l’édition de La Marseillaise du 26 mars 2019
« C’est à la fois une évolution et une révolution dans les entreprises », explique Ely de Travieso, président (CPME) de l’observatoire du dialogue social dans les Bouches-du-Rhône, entouré de plusieurs représentants d’organisations patronales et syndicales dits réformistes. La « révolution » qu’il évoque aura lieu d’ici janvier 2020 et concerne les petites et moyennes entreprises (TPE et PME), c’est-à-dire entre 11 et 50 salariés. Autant d’entreprises qui devront mettre en place des Comité sociaux et économiques d’ici l’échéance.
Une nouvelle instance représentative qui remplace déjà les CHSCT, CE et délégués du personnel dans les grandes entreprises. Dans les petites et moyennes, le CSE devient obligatoire. Une volonté d’Emmanuel Macron qui s’inscrit dans le cadre des ordonnances travail de septembre 2017.
Sur le papier cette mesure devrait « favoriser le dialogue social » car les TPE-PME sont « à l’écart des instances représentatives » largement moins de 20% d’entre elles possédaient des délégués du personnel, pour seulement 7% de votants parmi les salariés aux dernières élections professionnelles. Une fois ce constat fait, comment « encourager le développement du dialogue social ? », comme le veut l’observatoire des Bouches-du-Rhône. En premier lieu, il faut « sensibiliser et former aussi bien les salariés que les patrons par des mesures d’accompagnement pour ceux qui le souhaitent. »